Max Havelaar France lance un label pour les agriculteurs français

Face à la détresse des agriculteurs et agricultrices françaises, Max Havelaar France s’engage. Le but : lutter contre la précarité, l’instabilité des prix, la dépendance aux aides, l’impact du changement climatique, la concurrence mondiale. Le métier d’agriculteur ne garantit plus aujourd’hui un revenu suffisant pour en vivre. Les coûts de production ne sont pas couverts et les agriculteurs sont à la peine pour trouver des repreneurs.

Le constat est alarmant : du Sud au Nord la précarité des agriculteurs n’a pas de frontières. Max Havelaar France a décidé d’apporter son expertise, son expérience et sa notoriété auprès des consommateurs au service des agriculteurs et agricultrices français les plus vulnérables. Max Havelaar France entend contribuer à redonner de la dignité à un des plus nobles métiers du monde.

Dans un premier temps, Max Havelaar France a fait le choix de soutenir les filières lait et blé du Poitou-Charentes et du Gers, qui sont économiquement fragiles. Le cahier des charges a été adapté à la France grâce à une méthode inédite de fixation du prix garantie en fonction du territoire et d’un objectif chiffré de revenu. Il permet également de développer des produits composés dont les recettes allient des produits issus des filières certifiées Fairtrade/Max Havelaar historiques comme le cacao et le café, à celles des nouvelles filières françaises pour continuer à soutenir les producteurs et productrices des pays du Sud.

Nos garanties

 

Notre spécificité

  • Deux nouvelles filières : le blé et le lait en complément des ingrédients équitables habituels produits hors de France (cacao, fruits exotiques, sucre de canne, café). De nouvelles catégories équitables de produits seront rendues possibles, là où cohabitent lait et vanille, blé et pépites de chocolat : yaourts, crèmes dessert, viennoiseries, pâtisseries, biscuiterie.
  • L’éligibilité à la certification garantit un accompagnement des agriculteurs et agricultrices qui répondent aux critères de vulnérabilité des cahiers des charges :
    • La certification est destinée uniquement aux agriculteurs et agricultrices des territoires dits vulnérables (selon un calcul approfondi de la vulnérabilité territoriale) ;
    • La certification peut alors être demandée par les agriculteurs et agricultrices soit : économiquement  vulnérables ; récemment installés ; en conversion vers l’agriculture biologique.
    • Les prix fixés en fonction du territoire.
    • Une prime de développement pour initier la transition agro-écologique.
    • Une démarche co-construite avec les parties prenantes concernées pour garantir l’impact.

« A ce jour, deux tiers des exploitations céréalières du Gers ne dégagent pas de revenu. Le commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar présente pour nous la promesse d’être considérés et rémunérés dignement. Il apporte des perspectives, de la visibilité et une certaine pérennité à nos exploitations », Florent Estebenet, agriculteur et administrateur de la coopérative agricole Vivadour – Gers (32)

 

Une demande des consommateurs

 

En 2019 déjà, 1 Français sur 2 considérait que la rémunération des agriculteurs et agricultrices était l’enjeu principal des entreprises du secteur alimentaire.

Les Français soutiennent l’agriculture française :

• la moitié des interviewés déclare acheter davantage de produits made in France et…

• …36% avoir acheté́ davantage de produits français garantissant un prix juste aux agriculteurs,

• un tiers (32%) a acheté́ des produits directement auprès des producteurs sur les marchés.