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Fleurs

LE COMMERCE DES FLEURS CONSTITUE UN MARCHÉ PARTICULIÈREMENT DYNAMIQUE.

Avec un chiffre d’affaires annuel estimé à 30 milliards d’euros, le commerce des fleurs constitue un marché particulièrement dynamique. L’Europe reste le débouché le plus important, avec 50% de la consommation mondiale. Au cours des 25 dernières années, ce secteur a connu d’importantes mutations, avec le transfert progressif de la production des pays du Nord vers les pays du Sud, favorisé par des conditions climatiques plus propices à la floriculture et des coûts de production nettement plus bas. Ainsi, des pays comme le Kenya, la Colombie, l’Equateur ou l’Ethiopie sont devenus en quelques années les principaux fournisseurs de fleurs coupées pour les marchés du Nord et la production de roses est devenue un secteur économique clé pour ces pays. Mais la recherche de prix toujours plus bas dans le Nord a un impact social et environnemental majeur pour les producteurs d’Afrique et d’Amérique du Sud.

Production

48 500

Ouvriers agricoles dans le monde

Bénéfice

5,6 M/€

Montant de la prime de développement reçue en 2014

Les enjeux de l'industrie horticole

Au cours des 25 dernières années, l’industrie horticole a connu d’importantes mutations, avec le transfert progressif de la production des pays du Nord vers les pays du Sud, favorisé par des conditions climatiques plus propices à la floriculture et des coûts de production nettement plus bas. Ainsi, des pays comme le Kenya, la Colombie, l’Equateur ou l’Ethiopie sont devenus en quelques années les principaux fournisseurs de fleurs coupées pour les marchés du Nord et la production de roses est devenue un secteur économique clé pour ces pays.

Mais la recherche de prix toujours plus bas dans le Nord a un impact social et environnemental majeur pour les travailleurs d’Afrique et d’Amérique du Sud.

Dans les pays du Sud, la culture des fleurs est développée par des grandes et moyennes plantations, mobilisant une abondante main d’œuvre, constituée en grande partie des travailleurs sans terre et des femmes. Au niveau social, les travailleurs de plantations sont confrontés à une forte instabilité d’emploi, liée au caractère cyclique de la demande dans les pays consommateurs. A cette précarité, s’ajoutent des conditions de travail particulièrement pénibles : journées de travail très longues, mauvaises conditions sanitaires, exposition récurrente aux produits chimiques sans mesures de protection. Par ailleurs, les droits d’association et de négociation collective, ainsi que la liberté syndicale, sont peu respectés.

Au niveau environnemental, la principale problématique est la captation d’importantes ressources en eau au détriment des populations locales. De plus, les fermes ont recours intensivement aux intrants chimiques, ce qui se traduit par une pollution des sols et des réseaux hydriques.

Les réponses du commerce équitable Fairtrade / Max Havelaar

Pour qu’une rose porte le label Fairtrade / Max Havelaar, les fermes horticoles et les importateurs doivent respecter un cahier des charges précis, concernant les conditions de production et de commercialisation des fleurs.

Le système Fairtrade / Max Havelaar a développé des standards adaptés pour les plantations, ainsi qu’un standard spécifique pour la filière fleurs et plantes, apportant des réponses aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux de la floriculture dans les pays du Sud.

Le système Fairtrade / Max Havelaar a développé des standards adaptés pour les plantations, ainsi qu’un standard spécifique pour les fleurs et plantes, apportant des réponses aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux de la floriculture dans les pays du Sud.

Environnement :
Les produits chimiques les plus dangereux sont bannis. De plus, les standards requièrent que des mesures alternatives de contrôle et prévention des nuisibles (qui permettront un usage moindre de pesticides) soient mises en place. D’autre part, une optimisation de la consommation d’eau est requise, à travers la mise en place de méthodes d’irrigation économes et le recyclage d’eau.

Social :
Les standards spécifiques à la filière fleurs insistent sur la protection de la santé des travailleurs en rapport à l’utilisation des pesticides. Les travailleurs manipulant les produits chimiques doivent porter des équipements de protection individuelle et être suivis médicalement tous les trimestres ; l’accès aux serres où des pesticides ont été pulvérisés est interdit aux travailleurs non protégés pendant un certain laps de temps, dépendant de la toxicité du produit.
L’obligation pour l’employeur de garantir au moins huit semaines de congé maternité est essentielle dans un secteur à la main d’œuvre majoritairement féminine.

La prime de développement

Les acheteurs doivent verser 10% du prix d’achat à un Comité de la Prime Fairtrade, constitué de travailleurs élus dans chaque ferme. Cette instance est chargée de gérer l’argent de la prime – sur un compte indépendant de celui de la ferme- pour l’investir dans des projets aux bénéfices des travailleurs et de leurs communautés. Chaque année, l’ensemble des travailleurs se réunissent pour choisir les projets qui seront financés :
- Infrastructures et services de santé
- Bourses d’éducation pour les enfants des travailleurs
- Accès au crédit pour l’amélioration des conditions de vie
- Formations pour les travailleurs (informatique, conduite)
- Achats de denrées alimentaires de base en gros

Economique
Les standards requièrent que les salaires respectent au minimum la référence la plus exigeante existante pour le secteur. La référence peut-être par exemple le salaire minimum légal national, la convention collective du secteur ou encore le niveau de salaire minimum officiellement reconnu dans le pays pour ce type de fonction. De plus, afin de lutter contre la précarité de l’emploi, il est exigé que tout travail régulier soit exécuté par un travailleur permanent. Enfin, la prime de développement permet aux travailleurs d’investir dans la fourniture de biens et service de première nécessité (amélioration de l’habitat, achat de denrées alimentaires en gros), auxquels ils n’auraient pas eu accès simplement avec leur salaire.

Les outils du système Fairtrade / Max Havelaar

Prime de développement :10% du prix de vente FOB

La filière dans le système Fairtrade / Max Havelaar

Développée au début des années 2000, à l’initiative de Max Havelaar Suisse, la filière fleurs et plantes est une des plus récentes du système Fairtrade / Max Havelaar. Cependant, en quelques années le label Fairtrade / Max Havelaar est devenu la principale certification éthique sur les roses dans de nombreux pays d’Europe.

Même si les standards Fairtrade / Max Havelaar portent sur l’ensemble des fleurs et plantes produites au Sud, la production et le commerce de fleurs labellisées concernent aujourd’hui essentiellement les roses. La capacité de production totale de fleurs labellisées est actuellement estimée à 3 milliards de tiges par an.

Pour l’instant, seulement 22% de cette production est commercialisée aux conditions du commerce équitable. Il s’agit cependant d’un marché en forte croissance, en raison de l’engagement croissant de nombreux distributeurs, en particulier sur des marchés comme l’Allemagne, la Suisse, le Royaume Uni, l’Autriche ou les pays scandinaves. En 2014, les ventes globales de fleurs labellisées FTMH ont dépassé les 639 millions de tiges.

Tour du monde des fleurs équitables

Aujourd’hui, 55 plantations sont certifiées, réparties dans 8 pays, et près de 48 500 travailleurs bénéficient du système Fairtrade / Max Havelaar. Les deux pays comptant le plus de plantations certifiées sont le Kenya et l’Equateur.

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Quelques exemples de plantations de fleurs certifiées

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Panda Flowers - Kenya

Créée en 2001 et certifiée depuis 2005, Panda Flowers est une plantation de roses de 50 hectares installée dans la vallée du Grand Rift au Kenya, dans la région du lac Naivasha. Panda Flowers emploie environ 1 150 travailleurs, qui bénéficient du système Fairtrade / Max Havelaar, avec des contrats de travail permanents, de meilleures conditions de travail et des formations sur leurs droits.

Grâce à la prime de développement, le Comité de la Prime Fairtrade a investi dans plus d’une quarantaine de projets à destination des travailleurs et de leurs communautés tels que la construction d’une crèche, l’amélioration de plusieurs écoles primaires, la construction de logements, l’octroi de bourses pour la formation des travailleurs, l’appui aux personnes atteintes du sida ou encore l’investissement dans la création d’activités économiques communautaires.

Producteurs

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AGROGANA - Equateur

La ferme horticole Agrogana é été créée en 1999. Avec 3 hectares de culture au début de l’aventure, la production de roses s’étend maintenant sur 22 hectares. La production annuelle est d’environ 15 millions de tiges. La ferme emploie actuellement 218 employés dans la région de Cotopaxi, zone reconnue sur le marché international pour produire des fleurs de la meilleure qualité. Depuis sa certification Fairtrade en 2003, la ferme Agrogana accompagne ses employés dans la mise en place de projets financés par la prime de développement :
- La construction du Centre d’Etudes La Esperanza, terminée en avril 2014. Dans ce centre, ce sont les enfants des travailleurs qui peuvent assister à des cours d’anglais, environ 100 chaque année sont concernés. De plus, pendant les vacances d’été, ils ont peuvent aussi suivre des cours de rattrapage en mathématiques. En 2015, c’est maintenant l’ensemble de la communauté qui peut participer à des cours.
- Bourses d’éducation pour les enfants des employés et les employés eux-mêmes. En 2015 ce sont 190 enfants de travailleurs qui ont reçu des bourses. Ces bourses peuvent aussi être utilisées pour les travailleurs eux-mêmes, qui peuvent ainsi reprendre leurs études.
- Toutes les 3 mois, la ferme achète en gros des produits de première nécessité pour les travailleurs. Cela permet aux travailleurs de ne pas investir eux-mêmes puisque l’investissement est perçu sur leur paye de manière régulière, mais surtout d’obtenir ces biens à des coûts moindres grâce à l’achat en gros.

Producteurs

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