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Cacao

AUJOURD’HUI, 129 ORGANISATIONS DE PRODUCTEURS DE CACAO SONT CERTIFIÉES FAIRTRADE / MAX HAVELAAR

20 pays en développement produisent du cacao et plus de 40 millions de personnes vivent de cette culture. Environ 90% de la production est cultivée sur de petites exploitations familiales de 2 à 5 hectares, pour lesquelles le cacao est la principale source de revenu. Produites au Sud, les 4 millions de tonnes de cacao sont essentiellement consommées au Nord. Une poignée de multinationales capte une large part de la valeur ajoutée de la filière, avec la maitrise de 80% de la transformation du cacao et de la distribution du chocolat. En 2014, on estime le marché international du chocolat entre 80 et 100 milliards de dollars.

Production

179 000

Producteurs de cacao en 2013

Bénéfice

10,8 M/€

Montant de la prime de développement en 2014

Contextes et enjeux de la filière

Comme d’autres matières premières agricoles, le cacao est une commodité, essentiellement échangée sur les marchés de contrat à terme. En théorie, grâce à ce système, les producteurs devraient bénéficier d’une certaine visibilité sur leurs revenus futurs. Mais les contrats à terme ne les concernent pas directement : ils sont négociés sur des volumes d’au moins 10 tonnes, alors que la majorité des exploitations familiales ne produisent qu’une demi-tonne à l’année. Pour les petits producteurs, il est donc virtuellement impossible d’accéder à ces marchés. Peu au courant de la réelle valeur de leur récolte, ils reçoivent fréquemment un prix bien en dessous du prix du marché.

Pour les producteurs de cacao, les cours hauts ne sont pas synonyme de périodes plus favorables : les profits sont absorbés par la pléiade d’intermédiaires commerciaux. Appelés « coyotes » en Amérique Latine et « traitants » en Afrique, ce sont des spécialistes locaux du négoce, un statut qui leur confère beaucoup de pouvoir, notamment celui de l’accès à l’information sur les cours. En proie à un rapport de force inégal, l’accès au crédit et les possibilités d’investissement sont très difficiles pour les petits producteurs.

Réponses du système Fairtrade / Max Havelaar

Trait d’union entre les producteurs de cacao et les consommateurs, le système Fairtrade / Max Havelaar a pour objectif de déclencher et de pérenniser une dynamique de renforcement des organisations auxquelles appartiennent les 179 000 producteurs de cacao qui ont fait le choix de travailler avec Fairtrade / Max Havelaar. Une rémunération plus juste et stable du travail est assurée par un « prix minimum garanti » de 1 750 dollars la tonne, et de 2 050 pour la production bio. La prime de développement de 200 dollars par tonne est gérée collectivement, par les producteurs, et permet des investissements communautaires. Un grand nombre d’organisations de producteurs investissent ainsi dans la qualité de l’outil de production via le recours à de l’assistance technique et l’optimisation des infrastructures de production et de transformation. La fermentation et le séchage des fèves sont en effet des étapes cruciales dans la formation de l’arôme cacao. Ce type d’investissements entraine des relations plus pérennes avec les acheteurs, et l’ouverture à de nouveaux marchés.

Au-delà du prix et de la prime de développement, le regroupement en coopératives que requiert la certification rend les producteurs plus efficaces, plus autonomes et en capacité de mieux négocier. Leur gestion démocratique et transparente permet une prise de conscience commune sur le développement social et environnemental de leurs communautés.

Le regard porté sur l’avenir, les organisations de producteurs de cacao et les producteurs eux-mêmes s’appuient sur les outils du commerce équitable Fairtrade/ Max Havelaar pour mieux faire face aux instabilités du marché : le commerce équitable est un tremplin pour un meilleur accès au financement, la construction de relations solides avec les acheteurs et une amélioration des conditions contractuelles.

Le FSP Cacao: de nouveaux débouchés pour le cacao Fairtrade

Les petits producteurs du commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar rencontrent des difficultés pour la vente de leur cacao.
Le Programme d’Approvisionnement Fairtrade pour le cacao (FSP Cacao) offre un nouveau moyen aux entreprises de s'engager à leurs côtés. L'objectif : créer de nouvelles opportunités de commercialisation pour le cacao Fairtrade, dans le cadre de partenariats à long terme, axés sur l'impact.

Pour en savoir plus sur ce nouveau programme d'approvisionnement
QUELQUES CHIFFRES

Production mondiale de fèves de cacao (4 millions de tonnes).

La demande devrait dépasser les 4,5 millions de tonnes d’ici 2020.

Près de 40 millions de personnes dépendent de la culture du cacao pour vivre.

La Côte d’Ivoire et le Ghana représentent près de 70% de la production mondiale.

Plus de 90% de la production de cacao mondiale provient de 5,5 millions de petites exploitations.

Seulement 1,4 % de la production mondiale a été vendue aux conditions du commerce équitable Fairtrade / Max Havelaar.

Plus de 179 000 producteurs de cacao en 2014 bénéficient du commerce équitable Fairtrade / Max Havelaar, regroupés au sein de 129 organisations dans 20 pays.

En 2014, les organisations de producteurs de cacao du système Fairtrade /Max Havelaar ont perçu 10,8 millions d’euros en prime de développement.

Production mondiale :

2008/2009 : 3593 milliers de tonnes de fèves de cacao

2009/2010 : 3631 milliers de tonnes

2010/2011 : 4250 milliers de tonnes

2011/2012 : 4085 milliers de tonnes

2012/2013 : 3929 milliers de tonnes

2013/2014 : 4162 milliers de tonnes

Tour du monde du cacao équitable certifié

Aujourd’hui, 129 organisations de producteurs de cacao sont certifiées Fairtrade/ Max Havelaar dans 20 pays : Belize, Bolivie, Cameroun, Colombie, Costa Rica, Côte d’Ivoire, République Dominicaine, Équateur, Ghana, Haïti, Honduras, Inde, Nicaragua, Panama, Papouasie Nouvelle Guinée, Pérou, Sao Tome, Sierra Léone et Sri Lanka.

Les zones d’approvisionnement et la proportion des volumes des différentes qualités de cacao certifié sont similaires à celles du cacao conventionnel : Le cacao « courant » provient en majorité d’’Afrique de l’Ouest, tandis que les volumes de cacao « fin » ou « aromatique », dont le marché Français est particulièrement friand, viennent surtout d’Amérique Latine et des Caraïbes.

 

Voir le rapport cacao du commerce équitable de 2011

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Quelques exemples d'organisations de producteurs de cacao certifiées

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Acopagro

Au Pérou, la coopérative Acopagro exporte des fèves de cacao depuis 2002 et la qualité qu’elle fournit est aujourd’hui très prisée. Elle a reçu pour cela un prix en 2009 sur le Salon du chocolat professionnel de Paris. Acopagro a mis l’accent sur la formation des agriculteurs et le contrôle de la fermentation, qui est réalisée au niveau de petits centres de fermentation, localisés près des principales zones de production.

Une équipe de techniciens assure le suivi des producteurs sur ces aspects. Des investissements ont aussi été faits pour obtenir la certification biologique pour la majorité des membres



Producteurs


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Conacado

La mission de la Conacado, en République Dominicaine, est d’appuyer ses membres dans la production durable et qualitative de leur cacao, et dans la valorisation de leurs produits auprès des acheteurs internationaux.

La coopérative a notamment fait un travail conséquent de formation des planteurs pour que les fèves soient correctement fermentées. Auparavant, elles étaient vendues séchées –non fermentées- et la qualité organoleptique du cacao en était fortement affectée. Au-delà des solutions de stockages et de transport, la Conacado propose notamment à ses membres un accès au crédit à taux zéro et un appui à la conversion au bio.



Producteurs