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Notre modèle en question !

Selon une étude du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), les 30 dernières années constituent la période de 30 ans la plus chaude qu’ait connu l’hémisphère nord depuis 1400 ans. Sur cette période, les impacts naturels et humains sont nombreux. Si rien n’était fait pour lutter contre le réchauffement climatique, le réchauffement serait susceptible d’être compris entre 2,6 et 4,8° C à la fin du siècle et il se poursuivrait par la suite….

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Rappel des objectifs

Les groupements d’acteurs comme La coalition climat 21 et Solution Cop21 dont Max Havelaar France fait partie, ont pour objectifs de mettre d’accord sur un plan international les grands leaders de ce monde et leurs faire tenir leurs promesses concernant le réchauffement climatique afin qu’à long terme celui-ci n’excède pas 2° C.
Le défi lancé est de réduire les émissions de GES (Gaz à effet de serre) de 40 à 70 % entre 2010 et 2050. Et il y a urgence : si rien n’est fait d’ici 2020 pour infléchir l’augmentation des émissions, c’est au moins vers + 3° C que le réchauffement s’orientera à long terme.

 

L’iniquité du changement climatique

Sans surprise, les experts du GIEC souligne le lien entre les activités humaines et le réchauffement climatique qui impacte l’ensemble des populations de la planète. Les pays les plus vulnérables et, comparativement les moins émetteurs de gaz à effet de serre (GES), sont les premières victimes des conséquences du réchauffement.
Le rapport du GIEC confirme que les changements climatiques creusent les inégalités et exacerbent les vulnérabilités existantes, notamment en entravant la croissance économique de pays déjà marqués par la pauvreté chronique. Alors qu’en Occident, nous cherchons à déployer les solutions pour consommer moins d’énergie, 1,3 milliard de personnes, soit 19 % de la population mondiale, n’y ont pas accès. Quel paradoxe !

Sur une planète qui compte 842 millions de personnes souffrant de la faim, et plus de 180 millions d’enfants touchés par la malnutrition, le rapport publie des chiffres inquiétants sur l’impact du changement climatique sur la santé, l’accès aux ressources en eau, sur les rendements agricoles, sur la sécurité alimentaire et, de façon plus générale sur la sécurité des populations. Il est estimé, par exemple, qu’une hausse de 1° C réduira d’au moins 20 % la disponibilité en eau pour les habitants déjà victimes de sa rareté.
Chaque jour, les producteurs du Sud ressentent un peu plus le poids des effets du changement climatique. Le commerce équitable est une des armes pour lutter contre le changement climatique.

 

Réduire la vulnérabilité et augmenter l’empowerment des populations démunies

Fixer des objectifs précis et quantifiables de diminution de gaz à effet de serre qui contraignent les pays développés mais aussi les pays émergents et accompagner les pays les plus fragiles à un développement bas-carbone.
Parce que le changement climatique affecte plus les populations pauvres, les petits producteurs-trices du commerce équitable font mécaniquement partie des plus touché-es… Ainsi, selon un rapport de Fairtrade International paru en 2011 (année marquée par des accidents climatiques extrêmes), les filières équitables ont connu jusqu'à 28 % de réduction de leur production. Les petits producteurs-trices du commerce équitable, déjà vulnérables de par leur situation économique fragile, sont parmi les premiers touchés par ces dérèglements climatiques qui impactent leur capacité de production et donc leur vie quotidienne. Mais grâce au commerce équitable, et parce qu’elles sont des acteurs de changement, les organisations de producteurs-trices mettent en place depuis de nombreuses années, des mesures visant à atténuer leur impact sur l’environnement et à s’adapter aux conditions climatiques nouvelles.
Voici quelques exemples de coopératives qui luttent contre le changement climatique à leur niveau :

Les multiples conséquences du changement climatique dans les plantations de thé au Malawi

La consommation d'eau au cours de la production de fleurs Fairtrade au Kenya

Gestion de l’eau et du bois durable dans la coopérative KDCU en Tanzanie

Sources :
Le journal « équité » #18 Avril 2015, la fédération Artisans du Monde
Jean Jouzel – Climatologue et vice-président du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat)
Camille ANDRE, Vanessa LAUBIN & Renaud BETTIN – Équipe climat du GERES (Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités)