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Les multiples conséquences du changement climatique dans les plantations de thé au Malawi

Habituellement, à Blantyre qui se trouve à l’ouest du Malawi, il pleut régulièrement au moins neuf mois dans l'année, mais cela a commencé à changer au cours des deux dernières décennies.

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Les effets du changement climatique

Les producteurs de la région de Satemwa pouvaient compter sur les pluies de novembre. Aujourd’hui, les pluies ne sont plus aussi régulières et les périodes de sécheresse gagnent du terrain, obligeant les travailleurs de thé à utiliser un système d'irrigation coûteux.

Ces périodes de sécheresse prolongée ont également apporté des insectes nuisibles ainsi que des maladies qui attaquent les cultures, réduisant ainsi le nombre de feuilles récoltables. Depuis quelques années, les employés agricoles de Satemwa ont vu l’arrivée d’un insecte de la famille des moustiques, se nommant Helopeltis, qui pond des œufs sur les feuilles de thé pour qu’après éclosion, le parasite se nourrisse de la feuille.

Les niveaux des eaux sont maintenant beaucoup plus bas que d'habitude, et la surface est couverte par une mauvaise herbe flottante qui capte les éléments nutritifs de l'eau. Lorsque l'herbe meurt, elle coule au fond des réserves d’eaux, ce qui les réduit toujours plus. Le nettoyage de ces réserves d’eaux prend beaucoup de temps et coûte cher.

Il est important de prendre des mesures. En effet, aujourd’hui, c’est entre 70 à 80 % des semences qui ne survivent pas. Les nouveaux plants qui survivent sont tout simplement remplacés par de nouveaux pieds chaque année. En conséquence, les travailleurs agricoles récoltent entre 3 000 et 4 000 kilos de feuilles vertes par an alors qu’il y a dix ans, ils pouvaient obtenir entre 7 000 et 8 000 kilos.

Les mesures prises par les travailleurs agricoles des plantations de thé

Les travailleurs se sont mis à prendre des mesures dans le but de s’adapter et d’atténuer les effets du changement climatique. La prime de développement est utilisée pour construire une pépinière afin de protéger les nouveaux pieds. Les travailleurs achètent des plants d’arbres plus résistants et complémentaires aux théiers qui protègent les plantations de thé et améliorent les sols.

Avec la croissance de la population, beaucoup d’animaux ont été chassés de leur habitat naturel pour se réfugier dans la région de Satemwa où se situent les plantations de thé. Conséquence de cela, une certaine partie de la plantation de thé a été désignée, réserve naturelle, afin de protéger l’environnement.

Un gestionnaire est aujourd’hui employé afin d’assurer la liaison entre les producteurs et travailleurs, et les aider à mettre en œuvre des mesures qui permettront d'accroître le rendement et la qualité de leur récolte, ainsi que donner un appui au quotidien afin d’optimiser leurs méthodes de travail.

Les agriculteurs manquent principalement de connaissances approfondies sur la façon d'améliorer leurs sols. Ils sont convaincus qu'ils peuvent s'adapter aux changements climatiques, s’ils sont soutenus dans leur effort.

 

La filière thé en quelques mots : Il y a 13 pays producteurs de thé certifié Fairtrade en Afrique et en Asie. Moins de 1 % du thé exporté dans le monde est certifié Fairtrade/Max Havelaar. Au-delà d'un prix minimum garanti et d'une prime de développement, des critères environnementaux stricts sont mis en place pour réduire l’usage des pesticides très utilisés dans la culture conventionnelle, et inciter à une conversion à l’agriculture biologique

Pour en savoir plus:

Le positionnement Fairtrade sur les changements climatiques


Protéger les zones humides en Ouganda

La consommation d'eau au cours de la production de fleurs Fairtrade au Kenya

Gestion de l’eau et du bois durable dans la coopérative KDCU en Tanzanie