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Dix idées reçues sur le commerce équitable


FAUX Fairtrade / Max Havelaar est un label de commerce équitable, c’est-à-dire qu’il assure des conditions commerciales plus justes aux producteurs et travailleurs qui sont à la base de la production des matières premières.

C’est le label éthique le plus reconnu à travers le monde. Il permet aux consommateurs d’identifier les produits du commerce équitable parmi les autres offres, et d’avoir la certitude que les ingrédients certifiés ont été produits et achetés aux producteurs aux conditions du commerce équitable labellisé Fairtrade / Max Havelaar.

 


FAUX le commerce équitable n'entre pas en concurrence avec la production française puisqu’il concerne presque exclusivement des produits "exotiques" comme le café, le cacao, le thé, les noix de cajou, le quinoa, les épices ou encore le coton.

Il s’agit donc de produits qui ne peuvent pas être cultivés en France et qui font partie de notre consommation quotidienne. Consommer des produits labellisés Fairtrade / Max Havelaar contribue au progrès économique et social de producteurs et de travailleurs en situation de désavantage dans les pays du Sud, au moyen de relations commerciales équitables et durables.

 


FAUX Max Havelaar France travaille avec tout type d'entreprises, PME, multinationales, distributeurs... dès lors que ces entreprises respectent les cahiers des charges du label.

Ces règles qui permettent de changer la donne des producteurs et travailleurs membres du système Fairtrade, au nombre de 1,35 million. Cela suppose de créer des débouchés sur le marché et de développer les achats de façon significative.Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent signer un contrat avec Max Havelaar France pour avoir le droit d’utiliser le label sur leurs produits. Pour cela, elles doivent obtenir la certification et être auditées par le certificateur indépendant FLOCERT, qui s’assure du respect des cahiers des charges.

 Pour en savoir plus: voir les Standards Fairtrade / Max Havelaar

FAUX le prix d'un produit est très relatif. La première question que l'on est tenté de se poser est « cher par rapport à quoi ? » A la qualité du produit ? A d'autres produits de qualité équivalente ? Aux garanties qu'il apporte ?

Avec les produits du commerce équitable, une réponse unique convient : les produits sont au juste prix. Mais un prix juste, c'est quoi ? C'est avant tout une juste rémunération du travail fourni par le producteur, mais aussi un prix qui couvre les coûts de production durable et qui permet au producteur et à sa famille de vivre décemment.

 

FAUX les producteurs du système Fairtrade / Max Havelaar et leurs organisations accordent une place prépondérante à la qualité de leur production, parce qu’elle représente pour eux un moyen d’accéder à des marchés hauts de gamme.

L’amélioration de la qualité est un des résultats positifs du commerce équitable. Grâce à des formations techniques et à l’investissement de la prime de développement, les producteurs améliorent leurs pratiques de production (calendrier de semis, récolte, stockage) et de transformation (fermentation, séchage, décorticage…). Ils se dotent d’infrastructures de transformation (bacs de fermentation et claies de séchage pour le cacao, dépulpeuse, machine de tri pour le café…) et dans certains cas, de laboratoires de tests.

 

FAUX l’objectif du commerce équitable labellisé Fairtrade / Max Havelaar est de contribuer à améliorer les conditions de vie des producteurs et travailleurs membres du système.

Une approche complète de suivi et d’évaluation a été mise en place pour vérifier sur le terrain les effets réels, que l’on qualifie d’impacts, tant en termes quantitatifs que qualitatifs. Il est important de rappeler que pour être certifiés Fairtrade, les producteurs et travailleurs doivent se conformer aux cahiers des charges et ainsi adopter de bonnes pratiques sociales et environnementales. De leur côté, les entreprises doivent respecter des conditions commerciales et de traçabilité définies par des cahiers des charges. Des audits annuels réalisés tous les ans par l’organisme certificateur indépendant, FLOCERT, permettent de s’assurer du respect de ces règles et, le cas échéant, mettre en place des correctifs, voire des sanctions.

 Pour en savoir plus : Voir l'impact du commerce équitable
Le commerce équitable en chiffres


FAUX les produits du commerce équitable sont disponibles dans tous les circuits de distribution. C’est évidemment aussi le cas des produits labellisés Fairtrade / Max Havelaar qui représentent en France entre 75 et 80% des produits du commerce équitable.

Les consommateurs peuvent trouver sur le marché plus de 3 500 produits labellisés Fairtrade / Max Havelaar. Ces produits sont commercialisés par près de 200 marques, que ce soit des marques nationales ou des marques de distributeurs ce qui contribue à diversifier l’offre. Vous avez sûrement déjà entendu les noms de Lobodis, Alter Eco, Malongo, Ben & Jerry’s, Monoprix, Biocoop ou Carrefour, quelques exemples parmi les marques qui proposent des produits portant le label !

 Pour en savoir plus : Voir la carte "trouver un commerçant engagé,


FAUX le commerce équitable, c’est très simple. Il existe deux grandes familles de démarches tout à fait complémentaires.

1/ La démarche « labellisée ». Un peu partout (grandes surfaces, boutiques, restauration…), vous trouverez des produits issus de l’agriculture (café, bananes, coton…) portant le label Fairtrade / Max Havelaar, quelle que soit la marque. Il suffit de reconnaître le logo. Plus rarement, principalement en boutiques bio, vous pourrez rencontrer aussi les référentiels ESR ou Bio équitable.

2/ La démarche « intégrée ». Vous entrez dans un magasin du monde (comme en France Artisans du Monde ou Alter Mundi) où, souvent, vous trouverez en plus des interlocuteurs pour aborder les questions de solidarité internationale, de développement… En général, cette démarche à petite échelle est plus adaptée aux produits artisanaux.


VRAI en un sens. Le commerce équitable encourage pour les producteurs les plus défavorisés du monde des activités économiques qui s’inscrivent dans la durée, dans le respect de l’homme et de l’environnement.

En cela, le commerce équitable est une démarche qui s’inscrit dans le développement durable. Cela dit, dans ce même cadre, certaines démarches dites « éthiques » qui se réclament du développement durable se contentent d’éviter de nuire : éviter qu’une paire de chaussures soit fabriquée par des enfants, éviter que le bois contribue à la déforestation de la forêt primaire… Ne pas nuire, c’est un préalable. Le commerce équitable va plus loin, car l’activité qu’il génère doit en plus concourir à l’autonomie et au développement des communautés productrices.


FAUX si les produits ne sont pas tous bio, ils sont toujours écologiques. Les standards du commerce équitable Max Havelaar comportent des critères environnementaux très détaillés.

Ils s’attachent particulièrement à la gestion des ressources, au traitement des déchets, et au remplacement des produits chimiques par des produits d’origine végétale ou animale. La conversion au bio est un but à terme.

Pour en savoir plus: Voir l'article "A l'occasion de la journée de la terre rappelons que le commerce équitable apporte également des garanties environnementales"

 

LES IDÉES REÇUES BONUS

 


FAUX par définition, un label international du commerce équitable ne peut pas appartenir à un État.

Il appartient à des ONG et aux représentants des producteurs. Ses pratiques font référence tant auprès de la Commission européenne que du gouvernement français et de la FAO. Pour être légitime, un label doit avoir avant tout un cahier des charges approuvé par tous et un contrôle indépendant. C’est le cas du label Fairtrade / Max Havelaar.


Pas toujours vrai il est en effet important de prendre en compte l’empreinte carbone des produits que nous consommons. Cependant, les émissions de carbone ne sont pas directement corrélées à la distance parcourue.

Par exemple, une étude a montré qu’un sucre de canne bio du Paraguay importé en Suisse par bateau avait une empreinte carbone inférieure à un sucre de betterave produit localement, mais intensivement. En plus du transport, il faut étudier la manière dont un produit est cultivé, transformé, voire comment il est consommé. Consommer local cela a du sens, mais à condition de ne pas tomber dans une sorte de protectionnisme vert !