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L’ascension d’une cueilleuse de thé au Sri-Lanka

À l’occasion de la Journée internationale des Femmes, l’association Max Havelaar France lance une campagne de sensibilisation à travers des témoignages illustrant le parcours de productrices et d’ouvrières qui ont pu faire valoir leurs droits et renforcer leur autonomie grâce au commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar. Voici le témoignage de Lalita Inbarani au Sri Lanka.

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La place des femmes, un enjeu culturel

Au Sri Lanka, comme dans d’autres pays d’Asie, l’accès des femmes au pouvoir et à la prise de décision reste un enjeu majeur. Seulement 1,6% de femmes sont élues dans les conseils ruraux. Cependant, il y a des femmes qui font avancer les choses, même dans des régions reculées du pays.

C’est le cas de Lalita Inbarani, mère de trois enfants et ouvrière agricole dans la plantation de thé Bio-Tea, située dans les collines de Haputale, dans le sud du pays. Bio-Tea est certifiée Fairtrade/Max Havelaar depuis 2003 et vend près de 25% de sa production aux conditions du commerce équitable. La plantation emploie 550 travailleurs, dont 50% sont des femmes. La gestion de la prime de développement par les travailleurs a été récompensée par le prix de la meilleure gestion d’Asie.

Faire évoluer les mentalités

Lalita Inbarani est arrivée dans la région en 1998, à la suite de son mariage. Son mari travaillant pour Bio-Tea, elle a intégré la plantation comme cueilleuse de thé pour contribuer à l’économie familiale. Puis elle a rapidement gravi les échelons : devenue membre du comité de gestion de la prime de développement, Lalita a ensuite été promue au poste de superviseur, pour le plus grand bonheur de sa famille.

« Mes enfants étaient tellement fi ers de moi qu’ils sont venus pour rencontrer la direction. Le respect avec lequel tout le monde s’adresse à moi maintenant, y compris mon mari, est incroyable ! », Dit-elle avec fierté.

Depuis, Lalita dit ressentir plus d’égalité au sein de son ménage, grâce à l’ascension que lui a permise le commerce équitable. Au sein de la plantation, bien qu’il lui ait fallu un peu de temps pour gagner la confiance des cueilleuses, elle est maintenant respectée et peut répondre à leurs problèmes. À l’avenir, Lalita voudrait pouvoir organiser des formations sur l’utilisation de la prime de développement et ainsi approfondir l’impact des projets financés.

« C’est grâce au commerce équitable que j’ai eu l’occasion de rencontrer la direction et les travailleurs dans divers forums, pour discuter de nos problèmes et de comment investir la prime de développement de la meilleure façon. Toutes les décisions sont prises de façon démocratique et cela nous donne une voix. »
Lalita Inbarani, salariée de la plantation Bio-Tea

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Le commerce équitable : Un levier pour les droits des femmes