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Les femmes caféicultrices bâtissent leur indépendance économique

 À l’occasion de la Journée internationale des Femmes, l’association Max Havelaar France lance une campagne de sensibilisation à travers des témoignages illustrant le parcours de productrices et d’ouvrières qui ont pu faire valoir leurs droits et renforcer leur autonomie grâce au commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar. Voici le témoignage de Fabiola Tombe en Colombie.

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Une région en difficulté

L'association de productrices de café du département de Cauca (AMUCC) est née en 2007, à l’initiative d’un groupe de productrices de café. Leur volonté était de permettre aux femmes de développer leur activité et d’améliorer les revenus de leur famille, en rassemblant femmes au foyer et chefs de famille pour mener un travail commun sur les parcelles de café. Mais nombre d’hommes n’acceptaient pas l’idée que leurs épouses deviennent des productrices indépendantes. La détermination des femmes l’a tout de même emporté sur ces réticences. Avec le soutien de la coopérative CAFICAUCA, déjà engagée dans le commerce équitable, l’AMUCC a choisi d’obtenir la certification Fairtrade/Max Havelaar en 2010.

Dans une région frappée de plein fouet par les conséquences du conflit armé, le déplacement forcé des communautés, l’émigration des hommes vers les villes et le manque d’opportunités de travail, la participation des femmes dans la culture du café a augmenté.

Une femme déterminée

« Il est important que les femmes ne cessent de promouvoir des processus qui rendent la dignité aux femmes et apportent des changements au sein de leurs communautés. Les changements majeurs ne se font pas dans les grandes villes, avec de grands débats. Les grands changements naissent des communautés, avec des gens ordinaires. Pour cette raison, il est essentiel que les dirigeants continuent à travailler pour et au sein de leurs communautés », explique Fabiola.

« Nous sommes des femmes célibataires, des veuves, des déplacées ou des femmes mariées. Même si les hommes sont indispensables, nous avons la volonté de contribuer à l’économie de nos familles. Nous avons deux emplois : la maison et notre parcelle ».
Fabiola Tombe, présidente de l’Association de productrices de café du département de Cauca.

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Le commerce équitable : Un levier pour les droits des femmes